04 juin 2009
La fontaine de la Bourse de Congénies fait peau neuve
Comme mentionné au cours des divers commentaires à ce sujet , la fontaine de la Bourse est enfin de retour aprés plus de deux mois de travaux de restauration . Vous aurez noté quelques changements : tout d'abord au niveau de la couleur ; un "rouge basque" qui permet de mieux mettre en valeur la borne fontaine à l'ombre de sa tonnelle ainsi qu'une nouvelle et particulièrement originale sortie d'eau figurant un poisson semblant surgir du fût central et qui n'est pas sans rappeler quelque gargouille médiévale "façon Viollet le Duc" ... Pour l'historique complet de cette fontaine consulter l'article à son sujet dans cette même rubrique "petit patrimoine" . Un regret cependant , l'utilisation du pinceau ( qui a perdu de nombreux poils au passage ... sic ! ) et non pas du pistolet pour repeindre la fontaine , ce qui a pour conséquence directe "d'empâter" les éléments trés fins du décors .
Dés que possible , comme pour les travaux de restauration de l'arche de la Portalade , nous publierons des photos des différentes étapes de ces opérations . D'ores et déjà voici en ligne quelques vues la fontaine réinstallée depuis début juin . Nota : au final , la fontaine est moins rouge " pétard " ; il s'agissait , selon toute vraisemblance , d'une couche d'apprêt . Nous laissons cependant ces photos qui mettent en valeur les différents ornements de la borne-fontaine . En début d'article , la couleur définitive de la fontaine , plus fonçée . On notera que , sous les nombreuses couches de peintures succéssives , la couleur d'origine de la fontaine semble être le vert clair .
nota: juillet 2009 , Depuis sa réinstallation il y a un mois , la fontaine a été victime de nombreux actes de dégradation en tous genres : grattages de la peinture , badigeonnage , etc ... On peut certes ne pas être en accord sur le choix de la couleur mais nous vous rappelons que les actes de dégradation volontaires sur les biens publics sont punis par la loi .
La fontaine lors de son démontage à la fin du mois de mars :
25 mai 2009
Restauration de l'arche de la Portalade de Congénies
La restauration de "l'arche de la Portalade"
( article en construction )
Deux clichés avant restauration ...
Surlignage au crayon de la date et des inscriptions au sein de la clef de voute avant la restauration .
le jambage gauche , en montant la rue , particulièrement détérioré .
Le même jambage aprés restauration .
Les anciens gonds de fer qui permettaient de soutenir la porte en bois aux 18ème et 19ème siècles .
Traces d'ancrage des anciens gonds en fer n'ayant pu être conservés .
05 avril 2009
L'arboretum de la combe de Biol de Congénies
L'association a entrepris la remise en état de l'arboretum de la combe de Biol. Francis Barciet et Martine Sapet, qui ont animé l'équipe de bénévoles ayant travaillé sur ce projet, nous en parlent ci-dessous.
"Les paysages gardois, résultats des actions conjuguées de la géologie, du climat et de l’homme ont une spécificité et une originalité. Les différentes activités, l’urbanisation ont entraîné des modifications des paysages originels. Afin de rappeler et de conserver l’identité végétale de ces sites, un projet a été mis en place en 2002 par la mairie avec la collaboration de plusieurs organismes : c’est le sentier « garrigue gourmande » et l’arboretum.
La maîtrise de l’ouvrage a été confiée à l’association des écologistes de l’Euzière par la commune et le conseil général. Un chantier d’insertion, géré par la charte intercommunale du Sommiérois a réalisé le projet ; les sentiers, agrémentés régulièrement de « bornes décorées » explicatives et l’arboretum regroupent diverses plantes sur le thème « garrigue gourmande » ; les végétaux transplantés dans l’arboretum ont été fournis par l’établissement et service d’aide par le travail qui est une pépinière départementale créée pour des travailleurs handicapés.
Après l’engouement de la mise en place, ces réalisations sont un peu tombées dans l’oubli. L’association pour la conservation du patrimoine a proposé une réhabilitation des sites ; cela a commencé à partir de septembre par un débroussaillement de l’arboretum jusqu’à la plantation, fin mars, d’une trentaine de nouvelles plantes représentant une douzaine d’essences différentes. Ces travaux ont été effectués par des bénévoles de l’association, en collaboration avec la mairie.
Une visite de l’arboretum, sous forme de promenade botanique, est proposée le 16 mai prochain à 14 h 30 afin de faire redécouvrir et apprécier aux Congénois et voisins qui le souhaitent l’agrément de leur garrigue et de leur environnement proche."
20 mars 2009
Congénies et Compostelle
Les pèlerins qui se rendaient à Saint-Jacques-de-Compostelle par le "chemin d'Arles" ne passaient pas à
Congénies, qui n'était pas directement située sur ce chemin, mais plus au sud à Gallargues-le-Montueux. Et pourtant il subsiste à Congénies une trace du pélerinage. A l'angle de la rue Vieille Ecole et de la rue des Marchands, sur le bâtiment qui fut autrefois mairie et maison d'école, on peut voir une coquille saint-jacques. Discrète, inconnue de beaucoup, on ignore son origine. Provient-elle d'un réemploi ? Est-elle le souvenir d'un pèlerin venu de plus au nord et rejoignant le chemin principal par Congénies ? Ou plus simplement ne nous invite-t-elle pas à considérer que la notion de "chemin" ne doit pas être tenue pour strictement linéaire mais qu'elle correspondait plutôt à une "zone".
26 mai 2008
Pierre peinte (suite)
Nous avons déjà consacré un article à la pierre peinte de la Vermeillade.
Mme Carlier, qui est en charge du patrimoine au Pays "Vidourle-Camargue", est venue procéder à un premier examen de ce "document". Sous réserve d'une étude plus approfondie, ses observations la conduisent à penser qu'il s'agit d'une pierre de réemploi, provenant sans doute de l'église, datant de la fin du XIIème siècle ou du début du XIIIème. L'inscription, incomplète, que l'on y distingue serait en catalan. Elle semble être la partie centrale d'un texte et il est donc possible que d'autres pierres - peut-être cinq - se trouvent dans la façade.
Sans attendre la suite de l'étude, on peut déjà dire que la légende qui veut voir dans cette pierre une enseigne d'auberge a vécu.
04 mai 2008
Patrimoine archéologique, vernaculaire et environnemental à Congénies
La commune possède plus de 110 capitelles appelées ici cabanes, reparties dans les pinèdes et garrigues qui couvrent aujourd'hui les collines autrefois cultivées. Il s'agit de constructions en pierres sèches régulièrement et méthodiquement agencées, le plus souvent de forme circulaire, carrée ou rectangulaire, surmontées d'un toit en dôme d'éboulis de pierres ou couvertes de grandes lauzes. La légère inclinaison des pierres vers l'extérieur est très importante car elle permet l'étanchéité des capitelles. Deux d'entre elles, au sommet du Puech du Pendu, comportent plusieurs pièces.
Certaines sont remarquables,
telle la «cabane de Marignan» ou encore la «cabane du Bleu» qui porte à son sommet une couverture en couronne d'iris. Cette capitelle est visible sur la colline de Laurisset, surplombant le village au nord, où d'ailleurs un sentier d'interprétation paysagère de la garrigue, dit «Garrigue gourmande», a été aménagé. Une autre, encore plus originale, construite à la fin du XIXème siècle dans les garrigues au sud de la commune à proximité du menhir de Peyra Plantada, possède un grand dôme maçonné en forme de pain de sucre dont la couverture est ornée de galets de couleurs ocres des Costières disposés en épis, de morceaux de marbre et surtout d'anciens culs de bouteilles qui lui ont valu le nom de «cabane de verre».
Ce n'est d'ailleurs pas la seule «excentricité» architecturale que l'on peut rencontrer à Congénies. Sur le parcours du sentier d'interprétation botanique on rencontre, à un carrefour, le mazet de Daniel Lebrun qui pendant des années, a sculpté et mis en scène des pierres de toutes formes, toutes tailles, plantées directement dans le sol, posées sur des murets ou accrochées aux arbres, formant l'évocation surréaliste d'un étonnant bestiaire pétrifié.
Enfin, le territoire communal possède également une multitude de sites archéologiques dignes d'intérêt depuis l'antique source de Fontvieille dont l'occupation est attestée dès le début du Néolithique (5000 à 4500 av. J.-C., ce qui en ferait, à ce jour, le plus ancien site archéologique confirmant une présence humaine régulière en Vaunage), jusqu'aux nombreuses petites exploitations agricoles gallo-romaines et romaines qui émaillent les contreforts des collines à proximité de l'ancienne voie romaine Luteva. Celle-ci arrivait à ce qui sera plus tard Congénies via Nages et le sud de Calvisson, entrant dans le village au niveau du CD 40, longeant le cimetière, empruntant a priori l'actuel chemin de la Chicanette, avant de rejoindre l'avenue de la Fontaine et de passer à la halte de Font-Vieille, de rattraper la route de Junas avant de bifurquer sur la droite, juste avant l'ancien pont de chemin de fer de Lissac, sur «l'ancien Grand Chemin de Sommières».
(Texte de Loïc Vannson)
26 avril 2008
Un ancien moulin à vent à Congénies
C'est au sommet du puech de la Fontaine que se trouve , masqué par la dense forêt de pins , l'ancien moulin à vent de Congénies . ( Au premier plan , le batiment des écoles ) .
Le moulin du Puech de la Fontaine en 1995 puis en 2008 ...
Situé au sein d'un vaste enclos en pierres au sommet du Puech de la Fontaine (appelé aussi "Le Pic") qui domine le village à l'ouest, l'ancien moulin à vent " Bernard-Doumergue" , situé à la côte 116 mètres, est aujourd'hui totalement perdu et dissimulé par la dense forêt plus que centenaire de ce massif, constituée, entre autres, de pins d'Alep, d'arbousiers, de buis, de laurier-tin et de coronilles glauques de Montpellier. Ce moulin fut certainement édifié à la fin du XVIIe siècle ou au tout début du XVIIIe siècle. Il s'agissait vraisemblablement d'un moulin d'appoint qui servait à moudre le blé, surtout durant l'été lorsque qu'il n'y avait plus assez d'eau pour alimenter les moulins à eau de la Vaunage. La culture céréalière était à cette époque beaucoup plus importante que de nos jours car il fallait directement subvenir aux besoins quotidiens du village.
Avec "l'explosion" de la culture viticole dès la fin du XVIIIe siècle, favorisée par l'acheminement désormais possible des céréales grâce au canal du Rhône à Sète depuis l'ancien port de Lunel puis, dès le milieu du 19ème siècle, par l'apparition des premiers réseaux ferroviaires (tronçon Beaucaire-Sète opérationnel dés 1845), les moulins de la région furent rapidement abandonnés. Celui de Congénies a été transformé à la fin du XIXe en un élégant maset, sorte de "pavillon-relais de chasse" répondant au nom évocateur de "Bellevue" (aucun arbre n'occupait le sommet de la colline et n'obstruait l'horizon vers 1880…). À cette occasion la partie haute du moulin fut écrêtée et reçut une toiture circulaire. Le premier étage fut aménagé de manière confortable et même raffinée avec cheminée, parquet et plafond mouluré à rosace centrale… On accédait à cette agréable pièce par un large escalier extérieur en pierres de taille, récemment vandalisé et cassé, comme d'ailleurs de nombreux autres éléments de ce bâtiment tombant rapidement et malheureusement en ruines depuis quelques années et dont l'environnement immédiat est trés dégradé comme l'attestentent ces quelques vues récentes ... Une des meules , d'un diamètre de 1,70m , est encore présente au pied du moulin .
Loïc Vannson
Le moulin à la fin du 19ème siècle ( archives famille Jaulmes ) .
08 mars 2008
L'ancienne gare PLM SNCF de Congénies
La réalisation d'une voie de chemin de fer traversant la plaine de la Vaunage est pour la première fois évoquée au cours d'une séance du conseil municipal en 1869 . La crise dramatique dûe au phyloxéra n'est pas encore arrivée et le commerce des vins est florissant .
Située
sur la ligne de chemin de fer qui reliait Nîmes au Vigan par Sommières ( devenue la "Voie-Verte" Caveirac-Sommières ), la gare a été inaugurée le 30 octobre 1882 à l'occasion de la mise en service des tronçons ferroviaires Nîmes-Sommières et Sommières-Les Mazes (Le Crès) à côté de Montpellier qui connaissent un vif succès avant la concurrence des automobiles et autobus dès les années 1930.
La Seconde Guerre Mondiale verra cependant son trafic augmenter à la suite des restrictions, notamment en essence, et par le fait qu'elle servit à de nombreuses occasions de « voie de secours ». En effet, au-delà du Vigan, la ligne grimpait sur le plateau du Larzac et rencontrait un carrefour alors important à Tournemire-Roquefort, rencontrant la ligne Paris-Béziers ( Aubrac-Express ). Cependant , bien que la poursuite de cette voie vers l'ouest, jusqu'à Albi , depuis longtemps projetée et dont la grande majorité des ouvrages d'art fût achevée à la fin des années 1930 , la voie ne fût hélas jamais posée à l'approche de la seconde guerre mondiale ... ! . Malgré tout, si le nœud ferroviaire de Narbonne sur l'axe Tarascon-Toulouse était détruit, on pouvait rejoindre la vallée de la Garonne via la « petite ligne » qui redescendait la vallée de l'Orb puis filait en direction de Mazamet , Castres et Albi. Entre Le Vigan et la Cavalerie , la voie a d'ailleurs longtemps conservé un intérêt stratégique du fait de la présence d'un important camp militaire sur le Larzac.
La Résistance fera notamment sauter deux ponts sur la commune de Congénies en 1944, celui de Lissac surplombant la route de Junas et celui de Tourel, à côté de la cave coopérative. Des chasseurs de l'aviation alliée mitrailleront également
quelques convois stationnés au niveau de l'ancienne gare de marchandises pour s'assurer qu’ils ne contenaient pas de munitions stockées par les Allemands.
Après la guerre, le déclin de la ligne s'accentue encore, la plupart des liaisons vers Nîmes s'effectuant en autorail de type Picasso, le "fameux" rouge et beige, même si parfois quelques rares trains à vapeur circulaient encore.
L'autorail Picasso , sans doute le plus populaire de France ; fabriqué dans les années 1950-60 avec son poste de pilotage à l'étage .
La concurrence dorénavant totale de la voiture dans les années 1960, la vétusté générale des équipements, notamment des rails datant de la fin du XIXe siècle, une démographie au plus bas à cette époque (seulement 460 habitants à Congénies ; un tel chiffre n'avait plus été atteint depuis le début du 18ème siècle ... ) ajoutée à une politique délibérée sur le plan national de suppression massive des lignes dites secondaires sur l'ensemble du territoire français auront finalement raison de la ligne. Malgré un forte mobilisation des élus locaux , notamment le maire de Congénies , Charles Bouët , également conseiller général du canton de Sommières , elle sera fermée définitivement aux voyageurs en 1970 puis au trafic des marchandises en avril 1987. Les terribles inondations du 3 octobre 1988 qui entrainent la destruction totale de plusieurs tronçons entre Caveirac et Nîmes portent un coup fatal à tout espoir de conservation de la ligne qui fut rapidement déclassée.
Les rails, issus des anciennes fonderies de Bessèges et de Firminy dans la Loire sont d'ailleurs déposés au printemps 1994. Finalement, Réseau Ferré de France , propriétaire des infrastructures ferroviaires depuis 1996 , vend l'emprise de l'ancienne ligne au conseil général du Gard en 2001. Celui-ci décide l'aménagement d'une « voie verte » sur le tronçon Caveirac-Sommières. Celle-ci sera réalisée entre 2004 et 2006 et rencontre un vif succés .
Comme dans toutes les gares , la côte altimétrique figure au pied du bâtiment en bordure de quai .
Ci dessous , quelques vues de la gare au tout début du 20ème siècle :
Plus ancienne vue de la gare alors toute récente de Congénies dans les années 1890 . Remarquez le bâtiment des marchandises sur la droite alors simplement construit avec des planches de bois et toiture en tuiles mécaniques ... (archives Jaulmes ) .
(Texte de Loïc Vannson)
Une histoire d'accent ...
Sur l'histoire de la ligne Nîmes-Le Vigan, on peut utilement consulter, dans la collection Gard-Lozère-Ardèche, la brochure "Le chemin de fer, 1ère partie" éditée par AALLL et l'association Terre cévenole (1997, 66 pp., nombreuses illustrations). Les anciens usagers y retrouveront un peu de l'atmosphère de cette ligne d'une toute petite centaine de kilomètres, sur laquelle il n'y avait pas moins de vingt gares entre Nîmes et Le Vigan. Le trajet en autorail prenait plus de deux heures dans les années 1950-1960. Il pouvait largement dépasser les trois heures lorsqu'un événement particulier entrainant une fréquentation plus importante - rentrée des classes, foire du 9 septembre au Vigan - amenait le recours à la traction à vapeur et à l'utilisation de vieilles voitures en bois datant du début du siècle. Mais le trajet était d'une beauté exceptionnelle.
On signalera également que le cri "Congéniès ! Congéniès !" répété par les employés du PLM puis de la SNCF à chaque arrêt de train dans notre village n'a pas été pour rien dans l'ancrage d'une graphie et d'une prononciation erronées du nom de Congénies. C'est d'ailleurs l'orthographe défectueuse qui est inscrite sur les panneaux de l'ancienne gare ; sachez que la municipalité , dés 1882, avait demandé à ce que l' orthographe du nom du village soit rétablie correctement ... et il aura fallu attendre 1960 pour obtenir gain de cause ! Enfin presque, puisqu'au moment de la mise en service de la déviation routière Congénies-Aujargues en 1994 , le fameux accent était à nouveau apparu sur tous les panneaux indicateurs ! A l'origine de "l'accent de la discorde" , un instituteur également secretaire de mairie quelque peu facetieux dans les années 1830 ...
20 février 2008
La fontaine de la Bourse de Congénies
Deux vues de la borne-fontaine de "la bourse" , au pied de la mairie , avant sa restauration au printemps 2009 .
Aménagée en 1868 en canalisant l'eau de la source de Fontvieille située 500 m à l'ouest du village, cette élégante borne-fontaine, surmontée d'une tonnelle abritant un superbe rosier Bank's aux petites fleurs blanches , fort pittoresque et au charme suranné, est issue des anciens ateliers nîmois "Dollet Frères" qui réalisèrent, entre autres, les grilles de la préfecture de Nîmes en 1855, de l'ancien hotel de police aujourd'hui tribunal admnistratif ainsi que les bornes fontaines de l'avenue Feuchères. J'usqu'en 1913 , elle etait située à environ 1,30m au dessous du seuil de la chaussée ; le niveau de résurgence de la source captée de Fontvieille était situé trop bas ... L'eau était acheminée au moyen de tuyaux sur toute la longueur de l'avenue de la Fontaine . On accédait à la vasque de la borne par cinq marches semie-circulaires et l'eau y coulait de façon continue par un bec . Le trop plein alimentait un abreuvoir encadré de deux peupliers d'Italie . Ce dernier se trouvait 20 mètres en aval en direction de la route de Nîmes juste devant le grand portail de l'actuelle mairie . Notons qu'en 1868 un saule pleureur avait été planté par dessus la fontaine mais ses racines endommageant les soubassements alentours il fut coupé et remplacé par une tonnelle abritant un rosier . Aujourd'hui située au pied de la nouvelle mairie, par sa position stratégique au carrefour des routes de Nimes, Sommières, Aubais et Junas ainsi que de l'ancien chemin de Calvisson, elle a toujours été pour les Congénois un lieu incontournable et très animé depuis maintenant 140 ans. Autrefois on y discutait des prix du vin, d'où son nom. Jusque dans les années 1970, on y exposait également ses trophées de chasse, notamment les renards qui étaient pendus à la tonnelle... Mais aussi tout un chacun y refaisait le monde assis sur le banc à l'ombre de l'imposant rosier. Elle est encore aujourd'hui le lieu de rendez vous de la jeunesse en fin de journée. Elle vient d'être entièrement restaurée et repeinte en 2009 ( voir l'article à ce sujet ) .
L'année d'aménagement de la fontaine est gravée dans le muret qui fait office de banc .
La fontaine de la Bourse en contre bas de l'avenue avant 1913 .
Les anciens abreuvoirs encadrés de leurs deux peupliers vers 1900 .
(Texte de Loïc Vannson)
06 février 2008
La pierre peinte de La Vermeillade
Dans
le linteau d'une maison particulière, au bas de La Vermeillade à gauche, on peut découvrir une pierre rectangulaire montrant de façon très claire deux visages peints en ocre, un morceau de ce qui est peut-être une construction de la même couleur et des restes d'une inscription peinte en noir.
A notre connaissance, cette pierre n'a pas fait l'objet d'une étude particulière. D'après certains, il pourrait s'agir de l'enseigne d'une auberge médiévale.
La singularité et la beauté de ce "document" devraient inciter à une double démarche : la mise en place d'une protection et une étude épigraphique qui permettrait peut-être un déchiffrement partiel ou total de l'inscription.







































