2005_0101cong_niesmaisons0174 Le bâtiment des écoles est imposant pour une modeste commune qui n'avait que 900 habitants lors de sa construction et dont l'ancienne maison communale était bien à l'étroit au sein de l'ancien Fort, à l'angledes rues "Vieille Ecole" et " des marchands ". L'édifice , construit en dehors du village, sur le bord de la route de Sommières, a été inauguré sous le Second Empire - le 5 mars 1867 plus précisément - au cours d'une très grande fête. La nouvelle "Mairie-écoles" possède une grande façade monumentale présentant deux légers avant-corps , le tout sur deux niveaux , qui abritaient, l'un l'école des filles, l'autre celle des garçons, la mairie occupant le centre du bâtiment. L'ensemble est de style "néo-Louis XIII" avec alternance de briques rouges et de pierre de Mus jaune, au grain très fin mais aujourd'hui trés dégradée .

 

2005_0101cong_niesmaisons0036      2005_0101cong_niesmaisons0226

    L'édifice, réalisé selon les plans de l'architecte départemental et diocésain Henri Revoil, très renommé alors (1), a même reçu un prix d'architecture soulignant l'esthétisme combiné au raffinement et à l'aspect rationnel de la nouvelle construction. Il faut d'ailleurs remarquer que la commune est en avance sur son temps, ce type de bâtiment étant surtout édifié, en France 15 à 20 ans plus tard, sous la IIIème République. Mais l'état des finances communales, obérées par ce projet très ambitieux, ne permettra jamais d'installer le cadran d'horloge et sa cloche prévus dans l'oculus surmontant la façade, faute d'une subvention allouée par la Préfecture et des événements de 1870-71 ...

 

 

 

   Le bâtiment est entièrement consacré aux écoles en 1995 avec le déménagement de la mairie dans ses nouveaux locaux, au cœur du village, dans une ancienne demeure surplombant la fontaine de la Bourse.

 

2005_0101cong_niesf_te20091091

 

 

(1) Henri Antoine Révoil a mené, entre autres, les campagnes de restaurations des cathédrales de Nîmes de Montpellier , d'Aix en Provence. Nonmé architecte du patrimoine pour les monuments historiques du sud-est , il va s'attacher à la restauration de l'amphithéâtre romain de Nîmes , de celui d'Arles , du théâtre antique d'Orange. Il réalise en outre la construction de nombreux bâtiments religieux et civils tels le temple d'Alès ou l'église de Rochebelle dans cette même ville , les églises d'Aimargues ou de Manduel ( la liste serait trop longue ... ) . Il achève également la construction de la nouvelle cathédrale de Marseille , la Majore , prés du vieux port sur les quais de la Joliette ...

henri_revoil Portrait photographique de notre architecte

 

RevoilHenri Monument commémoratif élevé en 1906  à la mémoire d'Henri Antoire Révoil dans les jardins de la Fontaine à Nîmes . Le buste en Bronze sera récupéré par les nazis en 1942 et le piédestal disparaîtra par la même occasion ...

 

 

 

 

2005_0101cong_niesmaisons0216      2005_0101cong_niesmaisons0141      2005_0101cong_niesmaisons0086      2005_0120eaucong_nies20172

2005_0120eaucong_nies20170 Au sein de cet encadrement mouluré , sous le balcon , devait être installée la table des droits de l'homme mais le budget de l'époque n'a pas redu possible cette initiative .

2005_0120eaucong_nies20174 2005_0120eaucong_nies20173 2005_0120eaucong_nies20171

 

   

2005_0101cong_niesmaisons0227 l'oeil de boeuf surmontant la façade principale au sein duquel l'horloge est désespérément absente depuis plus de 140 ans ...

 

 

 

2005_0101photosanciennescong_0911 La plus ancienne vue des écoles de Congénies dans les années 1890.  Remarquer le couvrement d'origine en tuiles de type "canal" avant la refection complète de la toiture de 1897à1898 en "tuiles mécaniques de marseille" . ( archives famille Jaulmes ) .

 

cpa_cong_nies_2_026 La mairie-écoles vers 1900 aprés les travaux .

 

 

 

2008_0119cahierjaulmes__coles0319

2008_0119cahierjaulmes__coles0318

Plans à l'encre et aquarelle par Révoil . Second projet 1863. ( Archives communales )

 

 

 

                                                                            (Texte de Loïc Vannson)