27 juin 2009
Congénies , village fortifié au 14ème siècle
Extrait du cadastre de Congénies .
On distingue clairement la forme carrée de l'ancien village remodelé au milieu du 14ème siècle . Ce quartier est communément désigné à Congénies sous le nom de " fort " . Il est délimité au sud par le parvis de l'église et l'avenue de la malle poste dans la partie de l'ancienne place du centre , à l'ouest par la place du jeu de paume , au nord par la place du peyron et la promenade puis à l'est par la rue du fort . Ces espaces qui forment aujourd'hui des places étaient en fait ceux occupés par les douves . Un seul a été urbanisé entre la rues du Fort et la rue des poèmes de la fin du 18ème au début du 19ème siècle . Le cimetière médiéval se trouvait , quant à lui , à l'emplacement de l'actuel foyer communal .
Tentative de restitution spaciale du " fort " dans son état originel . ( Document annexe à l'inventaire général du patrimoine de Congénies ; Loïc Vannson; 2008-2009 ) .
Ci dessous quelques photos de vestiges architecturaux au sein de cet ancien ensemble :
Une ancienne porte bouchée surmontée d'un arc à accolade rue des marchands
Fenêtre à croisée de meneaux dans une cour donnant sur la rue des amoureux
Détail des blasons gravés sur cette fenêtre ; le premier aux initales de Jésus Christ , le second à celles de Marie
Angle des rues vieille école et des marchands ; une ancienne coquille Saint Jacques
Porte surmontée d'un arc en accolade ; rue vielle école
Fenêtre à croisée de meneaux récemment restituée sur la même maison
Toujours sur la même maison , fenêtre géminée d'époque gothique
D'étails des sculptures polylobées avec rosettes au sein des deux arcs en ogives
Côté place du jeu de paume ; récente réhabilitation pour ces fenêtres à simples meneaux et bandeau de façade . Ces constructions marquent la limite de l'habitat médiéval . Une rangée de maisons a été en effet ajoutée sur les côtés ouest et nord dans le courant des 17ème et 18ème siècles lors du démentellement progressif des anciens remparts et le comblement des fossés. Cette délimitation apparaît trés nettement ici
Toujours la même maison , détail du meneau restitué
Pourquoi la construction d'un village fortifié et retour sur les évènements qui jalonnent le 14ème siècle .
Aprés une longue période de prospérité économique qui voit la démographie du royaume s'envoler jusqu'au début du 14ème siècle, les deux tiers de ce siècle sont marqués par un revirement radical de situation.
Tout d'abord, la population continue d'augmenter alors que la production agricole stagne car il n'y a plus assez de terres à défricher . Le temps des famines arrive ainsi dés les années 1420 , accentué par le début de ce que l'on nonme communément "le petit âge glaciaire" . Des hivers rigoureux et de étés frais et humides se succèdent entrainant la perte d'une grande partie des récoltes .
Dans de telles conditions , les crises économiques ne peuvent qu'entrainer d'importants troubles sociaux et politiques . Ainsi 1337 voit le début de la fameuse "guerre de Cent Ans" qui oppose les royaumes de France et d'Angleterre . A cet effet , de nombreux soldats et mercenaires sont engagés dans les hostilités . Durant les périodes de "répis" , ces "routiers" ( comprendre ce terme dans le sens où ses hommes étaient sans cesse en déplacements ) , souvent accompagnés de brigands de grands chemins en tous genres , doivent trouver des moyens de subsistance . Dans notre région , en Bas Languedoc , des premiers troubles sont mentionnés autour de Pont Saint Esprit . Pillages et mises à sac des communautés ou villages sont au programme ; la terreur règne . Ces hommes menaceront même , un temps , de marcher sur Avignon alors siège de la nouvelle papauté ...
Face à de telles conditions d'insécurité permanente , les demandes de fortifications de villages se multiplient afin de se protéger des barbares . C'est exactement celà qui motive les communautés de Saint André et de Congénies à rédiger une charte en ce sens en 1366 ( ce précieux document est conservé aux archives départementales du Gard ) . Les remparts ou fortifications et douves sont réalisés en 1367 par les habitants eux mêmes . Le petit groupe d'habitations de "la portalalade-Saint André" parait avoir été , pendant un temps, abandonné ; ses occupants préférant trouver refuge au sein du "fort" .
Les bases du "nouveau Congénies" paraissent avoir été totalement remaniées au cours de cette opération urbanistisque : rationnalisation de l'habitat en forme de carré avec croisée centrale des rues ( il semble que l'on se soit inspiré , certes de façon plus modeste , des modèles urbanistiques mis en place depuis un siècle comme à Aigues-Mortes ou encore le quartier bas de Sommières avec ses rues en damier ...)
L'ancienne église , alors de style roman , est intégrée à ce système défensif ( son chevet porte d'ailleurs les traces d'un important arrachement qui pourait correspondre à l'ancrage de l'ancien rempart ... ). Il pourait en être de même au sujet de l'ancien cimetière médiéval pour lequel il est mentionné la construction d'un "portal" ( comprendre portail fortifié ). Peut être les habitants pouvaient ils également trouver refuge au sein de ce cimetière ceint de murs ... ( des exemples de ce type sont connus dans plusieurs villages sur le Larzac ) .
Chevet de l'église , traces supposées de l'ancrage du rempart ....
Sur le front de la "guerre de Cent Ans" , les choses sont loin de s'améliorer pour la France ... La chevalerie française essuye deux cuisantes défaites à Crécy puis à Poitiers . A cette occasion , le roi de France , Jean II le Bon, est fait prisonnier . Le dauphin Charles est contraint de signer le Traité de Brétigny en 1360 qui concède un tiers du royaume aux anglais et prévoit le paiement d'une rançon faramineuse de 3 millions d'écus d'or pour la libération du roi , soit l'équivalent de deux années de recettes royales !
Des corps et des esprits affaiblis , une situation politique , économique et sociale catastrophique ; il n'en fallait pas moins pour qu'un ultime fléau s'invite dans ce siècle noir : la peste . Elle fait son apparition dés 1348 et provoque une véritable hécatombe démographique . On estime , en moyenne , à un tiers le nombre d'individus emportés par la mort avec , en certains endroits, des taux largement supérieurs . La peste qui fera d'ailleurs de nombreux retours notamment de 1361 à 1363 ou encore entre 1418 et 1419 . Les portes des villes et villages sont alors fermées , les malades souvent rejetés et mis en quarantaine ...
Si , au cours de travaux au sein des maisons de ce quartier , vous mettez à jour des restes d'éléments architecturaux qui peuvent vous paraitre annondins , merci de me contacter au 04 66 80 71 87 pour la prise éventuelle de clichés ; la compréhension de l'évolution et de la structure du " fort " peut en être considérablement améliorée ...
Loïc Vannson
21 juin 2009
L'ancienne église romane de Saint-André de Congénies; nouvelle étude de Loïc Vannson
Au pied du Puech de Ninarde , à l'ouest de Congénies , la mas de Bresson ou de Saint André n'est autre que l'ancienne chapelle romane du même nom ...
Comme il est mentionné par ailleurs dans l'historique de l'église Notre-Dame, une autre église beaucoup plus ancienne, située à 500m à l'ouest du village, a existé à Congénies au Moyen Âge, l'église romane de Saint André dont les dernières ruines, encore visibles au début du 19ème siècle, ont finalement définitivement disparu plus tard, servant entre autres à la construction et aux sousbassements d'un mas qui porte d'ailleurs le nom de St André
ou mas de Bresson (photo sur la gauche). Ce lieu de culte, rattaché à la petite paroisse de Saint André dont les maisons occupaient les quartiers de la Portalade, de la placette des Tonneliers et une partie de la Vermeillade, est mentionné pour la première fois en 1156 dans une Bulle du Pape Adrien IV, en même temps que l'église Notre Dame, comme possession du Chapitre de Nîmes. Des textes plus anciens, du 10ème siècle, y font cependant allusion. De toutes manières, l'occupation du site dès l'époque Gallo-romaine est attestée par la présence in situ de tessons de poteries et d'anciennes tuiles permettant d'envisager l'existence d'une villa antique agricole. En outre, une stèle dédicacée à un certain "L. ROSCIUS ANTIMETUS" fut retrouvée dans une vigne jouxtant l'ancienne église, tout comme la présence de plusieurs tombes en coffre de tuiles et de lauze, attestant l'existence d'un cimetière du 4ème au 6ème siècles (cf recherches de J. M. Roger). L'église de Saint-André pourait ainsi correspondre à une ancienne communauté qui remonterait au 8ème siècle, peut être à l'origine même de Congénies.
Notons, qu'en parallèle le village de Congénies, cité pour la première fois en janvier 926, a pu se développer, prospérer, construire à son tour sa propre église et enfin absorber définitivement la paroisse de Saint André au milieu du 13ème siècle. Cette hypothése se trouve renforcée par une bulle du Pape Nicolas II qui, en 1266, décide de rattacher la vieille paroisse à celle de Notre Dame de Congénies. Ajoutons à cela, un siècle plus tard, au milieu du 14ème, l'abandon trés probable des maisons de l'ancienne communauté dont les habitants ont pu préférer se mettre à l'abri, au sein du Fort édifié en 1367, des pillards et autres bandits de grands chemins qui ravageaient le Languedoc.
Notons qu'en 2003, lors de l'effondrement d'une partie du mur d'une grange dans la rue de la Portalade, il a été découvert dans les gravats des départs de voûtes de style gothique. Proviennent-ils de l'ancienne église Saint André ? (pourtant, a priori de style roman , aucune trace d'un remaniement dans le style gothique n'est connue ...) S'agit-il d'éléments qui appartenaient à l'église Notre Dame maintes fois endommagée au cours des guerres de religions ? Ou bien, plus simplement, d'une ancienne demeure du quartier de "La Portalade-Saint-André" dont le propriétaire fût assez riche à l'époque pour faire édifier une maison possédant des voutes sur croisée d'ogives ? Cette découverte, fort intéressante, laisse néanmoins perplexe ...
De l'ancienne église nous ne possédons malheureusement aucune représentation ni description. ( Il semble qu'elle était déjà abandonnée au moment des guerres de religions ... ) . Il est cependant permis d'imaginer, sans trop de spéculations, au regard des nombreux vestiges de murs qui existent encore , qu'elle devait certainement ressembler à la petite église voisine de Saint-Etienne d'Escattes, sensiblement de la même époque et possédant la caractéristisque d'un appareillage identique trés utilisé aux 11ème et 12ème siècles, de trés grande qualité. Les photos ci dessous parlent d'elles mêmes ....
Le mur nord d'origine ( 11ème-12ème ) de l'actuel mas de St andré
Murs nord , détail de la grande qualité de taille des pierres dites froides
Plus loin , toujours sur le côté donnant au nord , base d'un contrefort saillant de 50 cm de section environ .
Environ un mètre sous le mas , l'accés à une petite galerie se fait au moyen d'une trappe permettant de voir le soubassement sud du mur nord . Le point lumineux indique la présence d'un pilier à l'extrémité nord-ouest de l'ancien édifice . C'est la seule partie où le mur médiéval est conservé dans toute sa largeur qui était d'environ 1,20m .
Les dimensions de la nef de cet ancien édifice devaient être, à peu de choses prés, celles de Saint Etienne d'Escattes avec couvrement de voutes en berceau . Une énigme cependant ; l'ancienne chapelle de Saint André de Congénies devait certainement posséder un chevet à l'est mais il a totalement été détruit ... Seules des fouilles à l'est du bâtiment permetraient de lever le mystère sur ce point et s'il y avait bien chevet , de savoir quelque forme il avait .
Comparaison n'est certes toujours pas raison mais je vous propose de faire un petit tour à quelques encablures de Congénies ... à Saint Etienne d'Escattes .
Mur nord de l'ancienne église St André de Congénies ? ... Eh bien non , nous sommes à l'église Saint Etienne d'Escattes .... Remarquez l'appareillage similaire . Cette église a souffert des guerres de religion mais elle conserve , en grande partie, son aspect roman .
Détail d'un des contreforts nord ...les similitudes sont tout de même troublantes ...
L'intérieur de la nef couverte d'une voute en berceau ( arrondie ) ponctuée d'arcs soutenus par de léger piliers entre lesquels viennent s'inscrire d'autres arcs . L'appareillage des pierres est particulièrement soigné .
Vue générale de la nef et de son abside ( choeur ) dite en cul de four ( de forme arrondie surmontée d'une demie coupole circulaire ) . Ce modèle était-il celui présent à Congénies ?
Enfin , vue de la nef en sens opposé ( direction ouest )
En 1790, le greffier A. Barnier rédige un rapport dans lequel il indique " que l'ancienne église Saint-André, abandonnée, construite en fort bel appareil, est pillée par les habitants de Congénies qui en retirent des pierres et de la terre pour servir à la construction de leurs maisons. Ils mettent également à jour des ossements provenant d'un ancien cimetière.." ( voir l'article sur la destruction de St André ).
En 1807, on pouvait encore voir les ruines de l'édifice comme le mentionne un recensement. Mais, quelques années plus tard, le tout est vendu pour servir à la construction d'un mas qui a utilisé des vestiges de l'église, mas dont les soubassements et surtout le mur nord sont, en en grande partie, ceux de l'ancien sanctuaire.
En 1990, un ancien puits datant du Moyen-Age, situé au dessus du mas de Saint André, a été comblé pour permettre l'élargissement du chemin. On a malheureusement pas pris la peine de le vider et de le fouiller...
Le folklore local a fait naître une étonnante légende, celle de la cloche en or de Saint-André qui aurait été cachée sous une maison de l'ancien groupe d'habitations rattachées à Saint-André au moment des troubles du 14ème siècle...
Le souvenir de l'ancienne paroisse reste très présent à Congénies. Comme il est
mentionné dans l'historique de l'église actuelle, on peut voir dans cette dernière de nombreuses évocations faites au second patron du village : une statue et un vitrail à son effigie ainsi que des croix de Saint-André peintes au 19ème siècle sur les murs du choeur, surplombé lui même d'une frise en latin portant son nom. La rose qui orne la façade ouest de l'église Notre-Dame est également décorée d'une grande croix de Saint-André. Enfin, le chemin qui mène à cette ancienne église porte le nom du sanctuaire disparu.
Le martyr de Saint André
André fut un des premiers disciples et souvent intermédiaire de Jésus. Aprés la crucifixion de celui-ci , il effectua un long voyage tout autour de la mer Noire , passant, notamment par Byzance . Son chemin va cependant s'arrêter dans le Péloponnèse en Grèce où il va être crucifié à son tour en l'an 60 sous le règne de l'empereur Néron . Le livre de " La légende dorée " rapporte que son supplice fut ordonné par le proconsul de la région dont André avait converti l'épouse ... Accroché à une croix en forme de X au moyen de liens , il survécu deux jours durant lesquels il prêcha devant la foule . Cette dernière demanda qu'on le décrocha mais les liens resistèrent . C'est alors qu'un grande lumière descendant du ciel enveloppa le martyr qui fut emporté par la mort .
Ci dessous , quelques représentations de cet événement
(Etude réalisée par Loïc Vannson)
16 juin 2009
Opération débroussaillage du ruisseau de Tourel
Le ruisseau de Tourel , cet hiver , au niveau de "la bascule".
Dans le cadre des journées de l'environnement , l'association a souhaité apporter sa contribution en procédant à une matinée de débroussaillage et nettoyage du ruisseau de Tourel depuis les écoles jusqu'au passage Cambremont-"la bascule".
Réunies dés 9 heures ce samedi 13 juin , sous un soleil de plomb , une vingtaine de personnes a participé à cette initiative . Signalons, notamment, la présence remarquée et saluée des jeunes du comité des fêtes . La muninicipalité était également de la partie en mettant à notre disposition un tracteur avec benne ainsi que des gants .
Les pluies abondantes de cet hiver ont largement favorisé l'accroissement d'une végétation parfois inextricable composée d'arbustes tels des lauriers sauce et des sureaux , de nombreuses ronces , herbes en tous genres , vigne vierge , etc .... C'est sous une chaleur devenant écrasante que nos équipes de "jardiniers" sont venues à bout , dans la bonne humeur , d'une grande partie du tronçon concerné .
A midi , cette joyeuse équipe a trouvé le réconfort bien mérité d'un apéritif offert par la municipalité à l'ombre de la terrasse du café "la tradition" . Puis ce fût la grillade offerte par l'association aux participants .
Devant le succés de cette opération , nous envisageons de terminer la petite portion manquante , cet automne , trés exactement le samedi 3 octobre è partir de 9 heures . L'association tient à remercier vivement tous les acteurs de cette matinée qui ont donné de leur temps et de leur sueur .
Un grand merci à tous et à bientôt !
04 juin 2009
La fontaine de la Bourse de Congénies fait peau neuve
Comme mentionné au cours des divers commentaires à ce sujet , la fontaine de la Bourse est enfin de retour aprés plus de deux mois de travaux de restauration . Vous aurez noté quelques changements : tout d'abord au niveau de la couleur ; un "rouge basque" qui permet de mieux mettre en valeur la borne fontaine à l'ombre de sa tonnelle ainsi qu'une nouvelle et particulièrement originale sortie d'eau figurant un poisson semblant surgir du fût central et qui n'est pas sans rappeler quelque gargouille médiévale "façon Viollet le Duc" ... Pour l'historique complet de cette fontaine consulter l'article à son sujet dans cette même rubrique "petit patrimoine" . Un regret cependant , l'utilisation du pinceau ( qui a perdu de nombreux poils au passage ... sic ! ) et non pas du pistolet pour repeindre la fontaine , ce qui a pour conséquence directe "d'empâter" les éléments trés fins du décors .
Dés que possible , comme pour les travaux de restauration de l'arche de la Portalade , nous publierons des photos des différentes étapes de ces opérations . D'ores et déjà voici en ligne quelques vues la fontaine réinstallée depuis début juin . Nota : au final , la fontaine est moins rouge " pétard " ; il s'agissait , selon toute vraisemblance , d'une couche d'apprêt . Nous laissons cependant ces photos qui mettent en valeur les différents ornements de la borne-fontaine . En début d'article , la couleur définitive de la fontaine , plus fonçée . On notera que , sous les nombreuses couches de peintures succéssives , la couleur d'origine de la fontaine semble être le vert clair .
nota: juillet 2009 , Depuis sa réinstallation il y a un mois , la fontaine a été victime de nombreux actes de dégradation en tous genres : grattages de la peinture , badigeonnage , etc ... On peut certes ne pas être en accord sur le choix de la couleur mais nous vous rappelons que les actes de dégradation volontaires sur les biens publics sont punis par la loi .
La fontaine lors de son démontage à la fin du mois de mars :
25 mai 2009
Restauration de l'arche de la Portalade de Congénies
La restauration de "l'arche de la Portalade"
( article en construction )
Deux clichés avant restauration ...
Surlignage au crayon de la date et des inscriptions au sein de la clef de voute avant la restauration .
le jambage gauche , en montant la rue , particulièrement détérioré .
Le même jambage aprés restauration .
Les anciens gonds de fer qui permettaient de soutenir la porte en bois aux 18ème et 19ème siècles .
Traces d'ancrage des anciens gonds en fer n'ayant pu être conservés .
21 mai 2009
Notre programme pour le mois de juin
13 juin 2009 : à l’occasion des Journées de l’Environnement, les bonnes volontés sont conviées à participer au débroussaillage , au nettoyage et la remise en valeur du lit du ruisseau de Tourel entre le chemin de la Source et l’avaloir de la Bascule. Journée complète avec grillades offertes par l'association du patrimoine, organisée avec le soutient de la municipalité et en liaison avec les autres associations du village . Apéritif à partir de midi sur l'esplanade des écoles offert par la municipalité . Soyez nombreux à vous joindre à nous pour une journée de convivialité . Il est recommandé de se munir de gants épais ( ronces ) et d'outils et vêtements de jardinage adaptés : sécateurs , fourches , bonnes chaussures et pantalons ...
nota : la conférence sur le patrimoine de Congénies annoncée le 26 juin sur le dernier bulletin de l'association est repportée sur le programme de la saison 2009-2010 .
19 mai 2009
sortie botanique du 16 mai à la Combe de biol
La combe de biol vue depuis le belvédère et la table de lecture paysagère de Laurisset ( l'arborétum se situe au niveau de la partie défrichée en contre bas à gauche du pin parasol au premier plan ) . En arrière plan , le puech de Monceau et le massif du roc de Gachone ( moulins de Calvisson ) .
Par une chaude aprés midi , sous la conduite de Francis Barciet , plus d'une vingtaine de personnes s'est donnée rendez-vous ce samedi 16 mai 2009 à la fontaine de la bourse , devant la mairie , pour partir à la découverte de l'arborétum de la Combe de Biol . Outre le remarquable travail de réaménagement opéré par l'équipe de Francis et Martine cet hiver , nous avons pu découvrir de nombreuses espèces d'orchidées dont la floraison, cette année, a été largement favorisée par un hiver et un printemps trés arrosés .
Dés que possible , des photos de la sortie et des plantes viendront illustrer et compléter ces propos ...
18 mai 2009
élection d'un nouveau bureau
Suite à la décision de Bernard Moreau de quitter la présidence de l'association ; cette dernière s'est réunie ce lundi 18 mai à 18h30 dans l'objectif de procéder à l'élection d'un nouveau bureau .
Aprés vote , ont été élus à la majorité :
Président : Francis Barciet ; en charge , notamment , des questions relatives au patrimoine environnemental de la commune .
Vice-présidents :
Loïc Vannson ; délégué aux questions relatives aux divers patrimoines et à l'histoire de la commune ; correspondant patrimoine auprés du " pays Vidourle-Camargue " , modérateur du blog de l'association .
Pierrette Bosc ; déléguée au secrétariat .
Sophie Barbusse .
Secrétaire adjointe :
Martine Sapet
Trésorière :
Geneviève Roger
Trésorier adjoint :
Jacques Vannson
* Jean Boulet , membre du bureau , a été désigné délégué aux questions relatives au patrimoine rural et agricole communal .
20 avril 2009
Bulletin N° 2
Le numéro 2 de Patrimoines congénois, le bulletin de notre association vient de paraître. Vous pouvez le consulter en ligne en cliquant ci-dessous sur :
PATRIMOINES CONGÉNOIS NUMÉRO 2
Nous vous souhaitons une bonne lecture et nous attendons vos observations et suggestions.
09 avril 2009
Un incident dans un cabaret de Congénies au XVIIIème siècle
François Pugnière, de la Société d'histoire moderne et contemporaine de Nîmes et du Gard, a trouvé dans la série C des archives départementales de l'Hérault (fonds de l'intendance, plaintes et placets du diocèse de Nîmes, C 6808), la lettre suivante qu'il nous a transmise. Elle a été écrite le 16 avril 1742 par Fournac,de Calvisson, sans doute au commandant en chef de la province. Nous l'avons transcrite en orthographe moderne.
« J’ai l’honneur de vous informer que dimanche 15ème du courant le curé (1) de la paroisse de Congénies ayant demandé un détachement pour visiter les cabarets à l’heure des offices, je lui ai envoyé un sergent avec 6 hommes qui, faisant la visite dans le temps qu’on disait les Vêpres, y rencontrèrent le maire du lieu,
un consul et plusieurs autres. Le sergent ayant demandé l’hôte, le maire lui dit de passer la porte accompagné de bien des sottises et le consul lui porta plusieurs fois le poing au nez en lui demandant qui lui avait ordonné de faire cette visite. Le sergent ayant fait avancer son détachement fit mettre la baïonnette au bout du fusil et il arrêta le consul pour le mener à Calvisson, sur quoi la populace s’assembla et le sergent fut obligé de se retirer. Le vieux notaire (2) de l’endroit ne négligea rien pour y mettre la paix en blâmant le consul et son gendre le maire qui étaient tous ivres. Ce notaire pourra vous informer, Monsieur, de la façon que cela s'est passé ; vers les cinq heures du soir le maire et le consul vinrent me parler à Calvisson en présence de M. le juge et par leur raisonnement ils se condamnaient eux-mêmes. Je leur dit qu'ils mériteraient que je les fis mettre en prison et vous les envoyer. Ils me promirent de m'amener le cabaretier et qu'il serait plus sage à l'avenir et je ne les ai plus vus ni le cabaretier. Je ne doute pas qu'ils n'aient été chez monsieur le marquis de Calvisson pour lui demander grâce auprès de vous.J'exécuterai vos ordres sur cela et sur tout le reste qu'il vous plaira me donner.
Je suis avec un très profond respect, Monsieur, votre très humble et très obéissant serviteur.
Fournac
A Calvisson, le 16 avril 1742"
Une autre lettre du même signataire, datée du 18 avril reprend la même formulation jusqu'à "qui étaient tous ivres." Cette deuxième lettre, peut-être adressée à une autre autorité, se poursuit de la façon suivante : "Dégrisés, ils viennent promettre d’être « plus sages à l’avenir » et « on ne les a plus vus au cabaret. » L'affaire avait dû s'apaiser entre ces deux dates.
(1) C'était Gaspard Joseph Darles, curé de Congénies de 1722 à 1757 (Goiffon, Monographies paroissiales, archiprêtré de Nîmes).
(2) Il s'agit sans doute d'Antoine Nourrit, notaire de Calvisson de 1716 à 1757, en résidence à Congénies (Répertoire de la série II E des archives du Gard, par Marcel Gouron, 1951). Les noms du maire et des consuls n'ont pas encore été trouvés







































































