11 mai 2007
Localisation et climat de Congénies
Congénies , " porte occidentale" de la Vaunage
Vue générale de Congénies dominé de gauche à droite par le puech de la Fontaine ( 116m ) , le puech de Ninarde ( 135m ) , les collines de Laurisset ( 138m ) et de la Devèze ( 145m ) puis le puech de Monceau ( 127m ) sur le sentier du Roc de Gachone à Calvisson .
Dans le département du Gard, dans le sud de la France, commune de 1500 habitants du canton de Sommières située à l'extrémité ouest de la plaine de la Vaunage, jouissant d'une position géographique privilégiée et aujourd'hui très recherchée, le village de Congénies se situe à 20 km à l'ouest de Nîmes et à 30 km à l'est de Montpellier. Il est à 7 km à l'est de la cité médiévale de Sommières, à 30 km de La Grande Motte et de la mer et à 40 km du pied des Cévennes ( Alès 42 km ; Anduze 40 km ; Le Vigan 70 km ; le mont Aigoual et le Parc national des Cévennes 80 à 100 km ). En outre, le village est assez proche de villes d'intérêt historique ou de sites naturels de premier ordre : Aigues-Mortes et la Camargue sont à 30 km, Arles 45 km, Uzès 40 km, le pont du Gard 40 km, Avignon et les portes de la Provence 65 km. Le mont Ventoux, haute montagne avancée des Alpes, n'est qu'à 110 km et il est visible du haut des collines par temps clair. Exceptionnellement, par dessus l'anse du golfe du Lion, par temps très clair, on peut même apercevoir la silhouette déchiquetée du Canigou, sentinelle des Pyrénées. Bien évidemment, le panorama embrasse toutes les Cévennes depuis le pic Saint-Loup et l'Hortus à l'ouest, le massif de l'Aigoual au nord-ouest, le mont Lozère au nord, le mont Bouquet au nord-est). Enfin, la grande métropole méditerranéenne de Marseille se situe à 130 km.
Le village a un climat de type méditerranéen caractérisé par ses nombreux excès : étés chauds et secs, souvent caniculaires où des températures de 35° à 38° sont assez fréquentes l'après-midi plusieurs jours de suite. Les maxima peuvent atteindre voire dépasser les 40° comme en 2003, les valeurs plafond et le record se situant à 42°- 43° le 12 aout 2003. Mais de tels chiffres sont, cependant, assez rarement enregistrés. La position du village, au pied des premières collines qui surplombent au nord le golfe d'Aigues-Mortes, favorise généralement l'installation de la brise maritime dés le début de l'après-midi contrairement à Nîmes par exemple.
Les périodes, parfois longues, de mistral, corrigent quelque peu l'impression de douceur des hivers, qui, sans atteindre les valeurs agréables de la côte d'Azur, restent, dans l'ensemble assez doux. Mais de fortes gelées sont toujours possibles (-5 à -7° presque chaque hiver) ce qui interdit la culture de l'oranger en pleine terre. Les chutes de neige tenant au sol, sans être exceptionnelles, restent cependant un phénomène assez rare ( en moyenne 1 à 3 jours par hivers ) et apportent , le plus souvent , des hauteurs inférieures à 10 cm. Des valeurs importantes ont pu, cependant, être observées par le passé : 26 cm en janvier 1992, 35 cm en janvier 1987 avec des congères supérieures à 1m50 à cause du mistral et, en février 1888, 60 cm qui ont interrompu la circulation des trains d'alors ... Au chapitre des hivers remarquables citons aussi février 1956, qui, avec des températures approchant les -20° en plaine, a vu le gel de tous les oliviers ou encore le long hiver 1962-63 où l'autorail fut, par moment, le seul moyen pour les Vaunageols de se rendre sur Nîmes à causes des nombreuses chutes de neige. Mais il s'agit là de situations tout à fait exceptionnelles.
La moyenne des précipitations annuelles est de 750 mm avec des mimima autour de 400 mm en 1989 et des maxima à un peu plus de 1200 mm (1310 mm en 1907 à Sommières ). Les pluies sont concentrées sur un faible nombre de jours , 70 à 90 environ . Elles tombent parfois avec violence, surtout en automne. Ainsi, durant ces 20 dernières années, la commune a essuyé de nombreux épisodes d'orages dits "méditerranéens" ou "cévenols" diluviens avec des quantités d'eau relevées supérieures à 200 mm ou 200 litres/m² en quelques heures, engendrant d'importants ruissellements et ravinements, les rues se transformant momentanément en torrents descendus des collines ( Le Montadou, La Vermeillade , etc , et les débordements du ruisseau Tourel dans l'avenue principale du village ). Citons, notamment, l'orage mémorable et record à ce jour du 3 octobre 1988 avec 320 mm en 8 heures ou encore ceux des 8 et 9 septembre 2002 (200 à 250 mm sur les collines avec des chutes de grêlons d'une grosseur inédite), celui du 6 septembre 2005 (226 mm, suivis de 143 mm supplémentaires 2 jours après , le 8 septembre sur des sols saturés). Dernièrement, un orage particulièrement violent s'est produit dans la nuit du 29 au 30 septembre 2007 avec une valeur fort conséquente de 232 mm.
Signalons , enfin , le 24 mars 2008 une des chûtes de neige les plus tardives ( environ 1 cm ) avec d'importants dégâts sur les arbres fruitiers dûs à de fortes gelées nocturnes . ( un tel phénomène est néanmoins rarement observé en début de printemps ) .
(Etude de Loïc Vannson)
Le territoire communal de Congénies , un peu plus de 864 ha .







